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En Suisse, la part des personnes qui renoncent pour des raisons financières à de prestations de santé pourtant nécessaires s’est élevée à 3,3% en 2019, 3,0% chez les hommes et 3,6% chez les femmes. Les taux de 2015 à 2019 sont relativement stables.

Cet indicateur fait partie du système de monitorage Addiction et MNT (MonAM) de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Tout le monde devrait avoir les mêmes chances d’accès aux soins et d’espérance de vie. Une attention particulière est portée aux enfants et adolescents, aux personnes ayant un faible niveau de revenu ou d’éducation, aux personnes âgées et aux migrants. Souvent, des gens limitent leur recours à des prestations dont ils auraient pourtant besoin ou n’adhèrent pas pleinement à leur traitement. L’un des buts de la stratégie mise en place par l’Office fédéral de la santé publique est de permettre aux personnes malades, handicapées ou socialement défavorisées d’accéder aux prestations du système de santé.

L’indicateur donne la part de la population qui pour des raisons financières renonce à des prestations de santé médicales ou dentaires pourtant nécessaires. Il facilite la planification de mesures de correction.

Définition

L’indicateur se fonde sur les données de l’enquête sur les revenus et les conditions de vie (SILC).

Les personnes interrogées (de 16 ans et plus) indiquent si elles ont été dans l’impossibilité, au cours des douze mois précédents, de se soumettre à un contrôle ou à un traitement dentaire, de consulter un médecin ou de subir un traitement médical alors qu’elles en auraient eu besoin. Dans l'affirmative, elles devaient indiquer quelle était la principale raison de leur renonciation. La première des huit réponses possibles était «pour des raisons financières».

Depuis 2014, l'échantillon de l’enquête SILC est tiré à partir du cadre d'échantillonnage pour les enquêtes auprès des personnes et des ménages (SRPH). Cela permet d’inclure dans l’enquête les personnes n’ayant pas de raccordement de téléphonie fixe. Le modèle de pondération a depuis été revu et inclut également des données issues de registres. En 2015, l’outil de relevé a été harmonisé de concert avec Eurostat. Dans sa nouvelle version, la première question vise à savoir si la personne a réellement besoin d'un traitement, d'un contrôle, etc. Seules les personnes ayant répondu oui se voient demander la raison pour laquelle elles y ont renoncé. Les données antérieures à 2015 ne sont donc plus directement comparables avec les données plus récentes. Une barre de séparation marque la rupture entre ces deux périodes.

Source

Informations complémentaires

Services de presse

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Dernière mise à jour

23.02.2021